C'est-Rare-Film

L’ASSOCIATION C’EST-RARE-FILM
Présente

La 2 ème semaine de Cinéma Suisse

Quand j’ai lancé la première édition de la semaine de cinéma suisse, on ma regardé avec perplexité. Les interrogations fusaient : « Ah, le cinéma suisse ça existe ? » « Ne s’est-il pas arrêté avec la génération d’Alain Tanner ? », « Le cinéma suisse, qu’est-ce que c’est ? ». Quelque 200 personnes ont eu la bonne idée de se hasarder dans les salles de cinéma cette semaine là pour découvrir cette « bête curieuse ». Leur verdict fut sans appel. « Passionnant, j’ai été prise du début à la fin », « Très bonne réalisation, très belles prises de vue tout au long du film, très bon jeu d’acteurs. BRAVO !! », « Le cinéma suisse peut jouer dans la cour des grands », furent quelques unes de leurs réactions.

Au vu de ce succès qualitatif, j’étais convaincue qu’il fallait organiser une seconde édition. J’ai été très encouragée dans cette initiative, notamment par la Société Helvétique de Montpellier et le Consulat Général de Suisse à Marseille. J’ai également eu la chance et le plaisir que Marina Oboussier, réalisatrice (Next Station Nana, 2007) et musicienne, vienne me soutenir dans l’organisation de cette semaine.

Alors, le cinéma suisse qu’est-ce que c’est ? Depuis, l’année dernière, j’ai essayé de faire le lien entre ce qui était revendiqué en Suisse comme un film suisse et la manière dont il était « vendu » en France, particulièrement à Montpellier.

Tout d’abord, je constate que même si un film helvétique est distribué en France, il ne trouve que très rarement le chemin des salles obscures de Montpellier. Ou alors, il est proposé comme étant le film d’un autre pays, comme cela a été le cas par exemple de « Retour à Gorée », film produit à 60% par la Suisse et 40% par le Luxembourg et distribué comme film luxembourgeois. Je ne vais pas me hasarder à trouver des explications à ce phénomène. Je ne suis ni productrice, ni distributrice et encore moins directrice de salle. Juste une jeune femme enthousiaste, qui a eu un soir l’idée spontanée et un peu folle d’organiser une semaine autour du cinéma suisse.

Je me suis cependant aussi posé la question de ce qu’était un film suisse, dans le choix des longs-métrages que nous vous proposons. Est-ce qu’un film financé par une société de production suisse, avec un réalisateur suisse mais tourné à l’étranger mérite plus le label de cinéma suisse qu’un film financé à l’étranger, réalisateur suisse ou étranger à l’appui mais tourné en Suisse ? Oui, selon l’avis des experts : c’est le pays de production qui semble être plus déterminant. Personnellement, je préfère l’avis plus nuancé de Frédéric Maire, directeur du festival de Locarno qui disait en présentant un film à cheval sur les frontières : « Le cinéma suisse, c’est un peu tout cela à la fois »

Dans cette deuxième édition, nous avons tenu à rendre compte de cette diversité au même titre que de la richesse culturelle et linguistique de la Suisse. Nous vous proposons deux films en français, deux en (suisse)-allemand et un en italien, en version originale avec un sous-titre français. Ils ont tous leur petite histoire que nous vous raconterons avant la projection.

Le cinéma suisse fête cette année un grand anniversaire : les 80 ans d’Alain Tanner. Il ne pourra malheureusement pas venir nous rejoindre pour souffler avec nous toutes ces bougies, trop pris par toutes les rétrospectives qui lui sont consacrées en Suisse, en France et ailleurs. Mais nous avons tenu à lui consacrer une soirée qui se déroulera le jeudi 5 mars à 20h au Centre Rabelais.

J’espère que vous serez nombreux à venir découvrir avec nous ces 6 films suisses. Nous avons la chance d’avoir la réalisatrice Dominique de Rivaz qui nous vient directement de Berlin pour nous présenter son film « Luftbusiness » en soirée d’ouverture ainsi que Lionel Baier, réalisateur et directeur de la section cinéma de l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (ECAL) qui fera avec nous la clôture le mardi 10 mars.

Je me ferai un grand plaisir de vous présenter les films à chaque séance et de vous proposer un échange à la fin de la projection.
A tout bientôt, vous pouvez vous réjouir, la fête sera belle !
Christine Bolliger-Erard, directrice artistique

Luftbusiness de Dominique de Rivaz

Pas douce de Jeanne Waltz

Roulette de Mohammed Soudani

Der Freund de Micha Levinsky

Un autre homme de Lionel Baier

 

PROGRAMME

En partenariat avec SwissFilms, Les Cinémas Le Royal, Utopia et la Centre Rabelais de Montpellier.
Avec le soutien de la Société Helvétique de Montpellier, de la section cinéma de l'Université Paul Valéry, le Midi Libre, la Maison de Heidelberg, Prado Productions, ESII.